En installant une IA sur une machine dans le cabinet, branchée sur le logiciel comptable. Elle lit chaque pièce, extrait les montants, dates et TVA, propose l'écriture, et le collaborateur valide. Les dossiers ne quittent pas le cabinet, et les heures de saisie sont mesurées avant et après.
Une fiduciaire peut automatiser la saisie des pièces sans sortir les dossiers du cabinet en installant une IA sur une machine dans ses locaux, branchée sur son logiciel comptable. Le système lit chaque pièce, extrait les montants, dates et codes TVA, propose l'écriture, et un collaborateur valide.
Cet article décrit comment cela fonctionne concrètement, ce que le système fait bien, ce qui demande encore une validation humaine, et par où commencer. Il s'appuie sur ce que j'installe chez mes clients et sur le pilote en cours dans un cabinet romand. [À COMPLÉTER : nom du cabinet pilote, avec son accord]
Pourquoi commencer par la saisie
Dans un cabinet, la saisie des pièces a trois caractéristiques qui en font le point de départ idéal : elle se répète chaque semaine, elle suit des règles stables, et elle porte sur des documents qui ne peuvent pas sortir. C'est aussi la tâche que les collaborateurs ont le moins de regret à voir partir.
Les outils de reconnaissance de documents existent depuis longtemps. Ce qui change avec les modèles récents, c'est leur capacité à comprendre une pièce inhabituelle, à lire une facture manuscrite ou mal cadrée, et à proposer un compte plutôt que seulement des chiffres.
Comment le système fonctionne, étape par étape
1. Les pièces arrivent
Par scan, par e-mail, par dépôt dans un dossier partagé ou par photo depuis un téléphone : les pièces sont déposées là où le cabinet les reçoit déjà. Le système surveille ces points d'entrée sur le réseau du cabinet.
2. La lecture
Chaque pièce est lue sur la machine du cabinet. Le système identifie le type de document, le fournisseur ou le client, la date, les montants hors taxe et TTC, le taux de TVA, la référence. Pour les factures QR suisses, il lit directement le code QR, ce qui élimine les erreurs de saisie sur les montants et les références de paiement. [À CONFIRMER PAR TANGUY : formats pris en charge]
3. Le classement
La pièce est rangée dans le dossier du bon mandat, renommée selon la convention du cabinet, et prête pour l'archivage. Une pièce que le système ne sait pas attribuer est mise de côté avec la raison, pour un traitement manuel.
4. L'écriture proposée
L'écriture est préparée dans Bexio, avec le compte et le code TVA proposés à partir du plan comptable du mandat et des écritures passées. Le collaborateur la voit dans une interface accessible depuis le réseau du cabinet, la valide en un clic ou la corrige. [À COMPLÉTER : état des connecteurs Abacus, Crésus, WinBIZ]
5. L'apprentissage
Chaque correction est mémorisée pour le mandat concerné. Un fournisseur imputé une fois sur un compte y sera proposé la fois suivante. Le taux de corrections baisse avec les semaines, et il est suivi dans le rapport mensuel.
Ce qui reste à la main du collaborateur
- La validation finale de chaque écriture : rien n'est comptabilisé sans un clic.
- Les pièces mises de côté : lisibilité insuffisante, mandat inconnu, montant douteux.
- Les cas de jugement : une refacturation, un acompte, une pièce qui concerne deux exercices.
- Le bouclement, la révision et la relation avec le client, qui ne sont pas de la saisie.
Ce qu'il faut mesurer avant d'installer
Le seul chiffre qui compte est le temps de saisie par semaine, mesuré sur une semaine réelle, mandat par mandat si possible. C'est ce chiffre qui dit si l'installation vaut la peine, et c'est contre lui que le rapport mensuel compare les heures réellement gagnées après la mise en service.
- Nombre de pièces par semaine
- [À COMPLÉTER]
- Temps moyen par pièce, saisie et classement
- [À COMPLÉTER]
- Part des factures QR
- [À COMPLÉTER]
- Part des pièces difficiles (manuscrites, photos)
- [À COMPLÉTER]
- Heures par semaine, total
- [À COMPLÉTER]
Le secret professionnel et la nLPD
Le système est conçu pour que rien ne sorte du cabinet : la lecture, le classement et la préparation des écritures se font sur la machine installée dans vos locaux, et l'échange avec Bexio se fait depuis votre réseau, avec vos comptes. Les mesures de sécurité, l'accès, la journalisation et ce qui se passe en fin de contrat sont décrits dans le dossier sécurité. [À VÉRIFIER PAR TANGUY : relecture juridique]
Par où commencer
Par un diagnostic de 30 minutes : on identifie les mandats et les types de pièces qui coûtent le plus d'heures, puis on mesure. La page dédiée aux fiduciaires décrit l'offre, et le formulaire de diagnostic est le point de départ.